La grossesse
730 000(1) bébés naissent chaque
année en France, dans des
conditions de sécurité toujours
améliorées. Les petits ennuis de la
grossesse peuvent être maîtrisés
par une hygiène de vie adaptée et
les conseils des professionnels de
santé. Quant aux maladies plus
sérieuses, bien que rares, c’est le
suivi médical et le dépistage
précoce qui en limitent les
conséquences.
Alimentation : La prise de poids doit être progressive.
L’alimentation doit être équilibrée, riche en protéines,
en calcium et en fibres. On ne doit ni jeûner, ni faire
d’abus alimentaire. Certaines précautions alimentaires
s’imposent aux femmes dépistées vulnérables à la
toxoplasmose ainsi qu’à toutes les femmes enceintes
en période d’épidémie de listériose.
Activités : L’activité sera normale les quatre premiers
mois. Les travaux pénibles et les sports violents sont
toutefois interdits. Le train sera préféré à la voiture,
qui impose de toujours boucler sa ceinture. Conserver
une activité physique permet de réduire en grande
partie les petits problèmes de la grossesse. Les
activités sexuelles ne sont pas contre-indiquées
Travail : Le repos réduit le risque d’accouchement
prématuré. Le congé de maternité commence six
semaines avant l’accouchement pour les deux
premiers enfants (huit semaines à partir du
troisième). Après l’accouchement, le congé est de
dix semaines (douze semaines à partir du troisième
enfant).
• Les petits problèmes
Caries : elles sont favorisées par la grossesse ; la
surveillance des dents doit être régulière.
Constipation : on la combat par une alimentation
riche en fibres et des activités physiques régulières.
Démangeaisons : utiliser des savons acides.
Hémorroïdes : il faut lutter contre la constipation
tout en évitant les laxatifs.
Insomnie : il faut la traiter en évitant la prise de
somnifères afin d’arriver en forme le jour J.
Mal de dos : tout problème préexistant risque de
s’aggraver : il est nécessaire de consulter dès les
premières douleurs. Des méthodes de “prévention
posturale” permettent de réduire ce risque.
Masque de grossesse : il est aggravé par le soleil et disparaît
après l’accouchement. En cas d’exposition au soleil, on
utilisera un “écran total” et on portera un chapeau.
Nausées et vomissements : ils disparaissent à partir du
troisième mois. Entre temps, on peut les contrôler médicalement. Régurgitations acides : surélever la tête de lit et éviter de
consommer tout ce qui provoque des brûlures d’estomac :
boissons acides (jus de fruits), tomates et boissons
alcoolisées.
Varices : on doit éviter tout ce qui chauffe les membres
inférieurs et fait obstacle au retour veineux.
Vergetures : elles sont proportionnelles à la prise de poids.
Elles sont le plus souvent définitives.
Au moindre doute, on consultera son médecin.
• Les problèmes sérieux
Avortements, saignements, contractions : Un quart des
femmes enceintes saignent au cours du premier trimestre :
la moitié va avorter spontanément d’un embryon non
viable. Les contractions accompagnées de saignements
peuvent annoncer un accouchement prématuré. Les
infections génitales et urinaires traitées trop tard
expliquent la plupart des complications de la grossesse.
L’hypertension artérielle (HTA) et le diabète : Non traitée,
l’HTA peut mettre le bébé en danger. Le contrôle de la
tension et de l’albuminurie est primordial. En cas de diabète, la grossesse se poursuivra normalement, s’il est
dépisté et traité à temps. Sinon le bébé en souffrira.
• Les consultations et les examens : La première consultation vise à confirmer la grossesse par
l’examen clinique, suivie d’une autre, trois semaines après
(deux mois de grossesse) qui donne la confirmation
biologique : elle permet la déclaration aux organismes sociaux
et l’ouverture des droits. Les dépistages obligatoires ou
recommandés (rubéole, toxoplasmose, hépatite B, sida,
syphilis, diabète) permettent d’en réduire les conséquences
néfastes. L’échographie, examen efficace et sans danger, sera
pratiquée au minimum trois fois pendant la grossesse (deux
mois et demi, fin du cinquième mois et dernier trimestre).
Amniocentèse : Après l’âge de 38 ans, le nombre d’enfants
atteints de malformations chromosomiques augmente
rapidement : l’amniocentèse est donc systématiquement
proposée après cet âge, bien que provoquant une fausse
couche sur deux cent examens. Avant 38 ans, un test de
probabilité (Triple Test, sans danger) permet de décider si
l’amniocentèse vaut le risque d’être pratiquée.
Une hygiène de vie simple limite les petits problèmes.
Les infections génitales et urinaires sont sources de
complications.
Un suivi médical régulier permet de dépister à temps certaines maladies sérieuses.
Les progrès de l’échographie sont en train de
bouleverser le suivi des femmes enceintes.
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