Mieux maîtriser
la douleur Longtemps ignorée, voire considérée comme
un mal nécessaire, la douleur est aujourd’hui
reconnue comme une ennemie à combattre.
Objet de deux plans nationaux successifs,
son soulagement fait désormais partie de
la prise en charge médicale et est enseigné
au cours des études de médecine. !
« Une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable
liée à des lésions tissulaires réelles ou potentielles […]. »
Cette définition de l’Organisation mondiale de la santé
signifie que la souffrance informe le cerveau que quelque
chose ne va pas. La douleur peut être aiguë ou chronique
quand elle dure au-delà de trois à six mois.
Sa cause peut être :
• Une lésion ou une maladie : fracture d’un os,
abcès d’une dent, ulcère de l’estomac, cancer….
• Un acte médical. opération, piqûre, ponction….
• Un mal-être psychologique : qui s’exprime
par une souffrance physique. On parle alors de douleur
psychosomatique. Malgré une évolution positive des
mentalités, bien du chemin reste à parcourir. Trop de
malades considèrent encore la douleur comme une fatalité.
Des progrès sont également à faire du côté des médecins,
encore insuffisamment sensibilisés au sujet. Le soulagement
de la douleur fait pourtant partie des droits des malades !
À chaque douleur
son traitement
La douleur aide le médecin à déterminer ce qui ne va pas.
Pas question pour autant de la laisser s’installer, sous peine
de voir sa qualité de vie se dégrader. Pour permettre
au patient d’évaluer ce qu’il ressent, médecins et
Longtemps ignorée, voire considérée comm
un mal nécessaire, la douleur est aujourd’hui
reconnue comme une ennemie à combattre.
Objet de deux plans nationaux successifs,
son soulagement fait désormais partie de
la prise en charge médicale et est enseigné
au cours des études de médecine.
établissements de soins disposent de réglettes
graduées. Pour soulager, on utilise alors des antalgiques,
choisis en fonction de l’intensité de la douleur :
• Pour des douleurs banales, faibles à modérées, telles
que maux de tête, mal de dents, petits traumatismes
(chutes…) : on commence par des antalgiques de palier 1.
Ce sont, en premier lieu, le paracétamol, puis, l’aspirine
et les autres anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).
Ces médicaments peuvent être délivrés sans ordonnance.
Attention à ne pas dépasser les doses conseillées et à bien
respecter les contre-indications, notamment pour l’aspirine et
les autres AINS. En cas de doute, demandez conseil à votre
pharmacien. Si la douleur persiste, consultez votre médecin.
• Pour les douleurs d’emblée intenses, ou celles qui
ne sont pas soulagées par le palier 1 : on recourt aux
médicaments de palier 2 (dérivés morphiniques faibles,
comme la codéine), puis, si besoin, à ceux de palier 3
(la morphine et ses dérivés). Une prescription est alors
obligatoire et ils nécessitent une surveillance médicale.
Contrairement à une idée reçue, la morphine, utilisée pour
soigner, n’entraîne pas de dépendance, mais elle peut
s’accompagner d’effets secondaires gênants (nausées,
constipation). Elle peut être utilisée sans crainte, la prescription
devant être continuellement ajustée à l’état du patient.
Quand l’enfant a mal
Avant 5-6 ans, un enfant a du mal à dire « combien il a
mal ». C’est pourquoi il faut prêter attention aux petits et
gros bobos, et observer l’attitude de l’enfant : cris,
agitation inhabituelle, notamment chez le nourrisson, repli
sur soi (enfant silencieux, absent et triste). Attention à utiliser
un médicament adapté et à bien respecter le dosage,
qui est fonction du poids de l’enfant et de sa sensibilité
au produit.
• Bon à savoir :
pour éviter la douleur
d’une prise de sang
ou d’un vaccin, on
peut appliquer avant
une crème ou un patch
anesthésique sur
la peau. Parlez-en
à votre médecin..
Les aides auditives
Différents modèles d’appareils permettent de corriger
les baisses auditives.
• Les contours d’oreille. Placés derrière
le pavillon de l’oreille, ils sont reliés
à un embout placé dans le conduit
de l’oreille (certains modèles s’installent
dans les branches de lunettes).
•Les intra-auriculaires. Plus discrets
(seulement dans le conduit auditif), mais
moins performants, ils ne conviennent
qu’aux surdités les plus légères.
•Avec les appareils conventionnels,
dits « analogiques », les sons sont
captés par un micro, transformés
en signal électrique et amplifiés.
Dans les modèles récents, numériques,
les sons captés sont transformés
en signaux numériques. Un
microprocesseur peut alors adapter automatiquement
le niveau d’amplification au volume sonore ambiant.
• Pour en savoir + www.sans-douleur.ch
L’association suisse « Ensemble contre la douleur »
milite en vue d’améliorer le soulagement de la douleur.
T’as pas de raison d’avoir mal !
de Daniel Annequin, éditions La Martinière, année 2002.
Un médecin raconte son combat contre la douleur
de l’enfant.
www.sante.gouv.frdossier Douleur
Le site du ministère de la Santé, pour obtenir
des conseils pratiques et trouver les coordonnées
des centres antidouleur.
Vrai / Faux
• Un nourrisson ne connaît
pas la douleur..
Faux. On a longtemps cru que son système
nerveux n’était pas assez développé
pour ressentir la douleur. Or non seulement
un tout-petit ressent la douleur, mais il peut
en garder le souvenir pendant longtemps.
• Si l’on a très mal, on peut
dépasser les doses de paracétamol
ou d’aspirine recommandées. Faux. Très utiles dans les armoires à
pharmacie familiales, ces deux médicaments
sont délivrés sans ordonnance…
mais avec une notice ! Celle-ci indique la
posologie à respecter. Dépasser cette dose est
dangereux (risques d’hémorragies digestives
ou d’atteinte du foie, notamment). En cas
de douleurs intenses, mieux vaut demander
conseil à son médecin ou à son pharmacien.
• On ne ressent pas tous la douleur
de la même manière. Vrai. Certaines personnes sont plus « douillettes » que d’autres. Chacun a sa propre
perception de la douleur et la supporte jusqu’à
un certain point. Les centres de soins doivent
permettre aux patients d’exprimer l’intensité
de leur douleur sur une réglette d’évaluation.
• Endurer la douleur permet d’apprendre à mieux la supporter ensuite. Faux. Et la douleur ne facilite pas non plus la
guérison. On peut même dire que l’épreuve
de la douleur rend la guérison plus difficile,
puisque le fait de souffrir peut entraîner
un manque d’appétit, des troubles
du sommeil et une grande fatigue.