Mieux connaître
le diabète Qualifié par l’Organisation mondiale de la
santé de fléau du XXIe siècle, le diabète
touche déjà près de 3 millions de personnes
en France, dont 800 000 ignorent leur état.
Qu’il nécessite un traitement médical ou
non, sa prise en charge passe toujours par
une bonne hygiène de vie (alimentation
adaptée et exercice physique). Le diabétique
doit prendre en main son quotidien
afin de maîtriser sa maladie et d’en éviter
les complications. !
Le diabète se définit comme un excès de sucre dans le
sang. Une simple prise de sang suffit à le détecter : la glycémie
(taux de sucre) est supérieure à 7 mmol/l ou 1,26 g/l. Cette
anomalie peut être liée à une sécrétion insuffisante d’insuline
par le pancréas ou à sa mauvaise utilisation par le corps.
Il existe deux principales sortes de diabète. Le type 1 est le plus rare (1 cas sur 10). Il est dit « juvénile » et commence
le plus souvent avant 40 ans, c’est une maladie du système
immunitaire qui détruit les cellules du pancréas synthétisant
l’insuline. Son traitement nécessite des injections d’insuline
(diabète insulinodépendant). Les symptômes qui doivent
y faire penser sont une soif intense, des urines abondantes,
un amaigrissement, une grande fatigue.
Le diabète de type 2 apparaît souvent autour de
la cinquantaine, mais aujourd’hui de plus en plus tôt.
Il s’accompagne fréquemment d’un (diabète
dit « gras »). Dans la plupart des cas, il ne se manifeste
par aucun symptôme et est découvert de façon fortuite.
Un troisième type de diabète peut apparaître pendant
la grossesse. Dit « gestationnel », il n’est le plus souvent
que transitoire.
Quel que soit son type, un diabète peut à la longue abîmer
le coeur, les vaisseaux (artères des jambes ou du cerveau),
les reins, les yeux et les nerfs.
En prévention
Présenter un excès de poids ou compter des diabétiques
dans sa famille proche (père, mère, frère, soeur) favorise
l’apparition d’un diabète. Mieux vaut alors faire mesurer
sa glycémie tous les trois ans,
à partir de 45 ans.
Une alimentation trop riche
favorise l’apparition
du diabète. À l’inverse,
manger équilibré permet
de réduire les risques. L’activité physique peut aussi
jouer un rôle protecteur. Pour
préserver sa santé, il faut bouger !
Vivre avec
• Mieux manger
Il faut adopter une alimentation variée et équilibrée.
Faire trois repas réguliers, réduire fortement les graisses
et les produits sucrés, mais conserver les sucres lents
(pâtes, riz, pain, légumes secs…) en quantité raisonnable,
éviter les boissons alcoolisées, faire la part belle aux
légumes et aux fruits.
•Bouger
L’activité physique fait partie intégrante du traitement. Elle
contribue à faire baisser la glycémie. Pour débuter, le plus
simple consiste à marcher plus souvent. Si vous voulez
pratiquer un sport, parlez-en à votre médecin. Il saura vous
conseiller.
• Arrêter de fumer
Le tabac augmente considérablement le risque
de complications vasculaires du diabète.
• Prendre des médicaments
Quand c’est nécessaire, le médecin prescrit des comprimés (antidiabétiques oraux), de l’insuline
(stylo injecteur ou pompe), voire les deux.
Le suivi idéal
•Rendez-vous chez votre médecin, en général tous les
trois à quatre mois. Il vous examine, prend votre tension
artérielle, vous pèse, recherche des complications
et ajuste éventuellement votre traitement.
•Des prises de sang régulières (hémoglobine glycosylée,
glycémie, créatinine, cholestérol…) ainsi que, une fois par an,
un électrocardiogramme, un examen ophtalmologique et
une analyse d’urine..
•La surveillance de la glycémie,
par le diabétique
lui-même à l’aide d’un petit appareil (petite piqûre au bout
du doigt) est indispensable pour le diabète de type 1.
Elle est utile pour le diabète de type 2.
• Pour en savoir + Association française des diabétiques (AFD) 01 40 09 24 25, www.afd.asso.fr
De nombreux services : revues d’information, service juridique
et social, organisation de vacances pour les enfants…
Allo diabète, 01 40 09 68 09. Service de l’AFD
où diabétologues, assistantes sociales, diététiciennes
et infirmières écoutent et informent.
Mieux vivre avec un diabète, Pr Gérard Slama,Éd. Odile Jacob, 2003. Le diabétologue y délivre des
conseils utiles au quotidien pour les diabétiques (1 et 2).
Vrai / Faux
• Un diabète finit toujours par être
traité avec des piqûres d’insuline.
Faux. Le recours à l’insuline après quelques
années d’un diabète de type 2 est possible,
mais pas systématique. Il est inutile tant
qu’une bonne hygiène de vie et les comprimés
suffisent à normaliser la glycémie.
• Un enfant peut être atteintç
d’un diabète de type 2. Vrai. On commence à voir apparaître des cas
de diabètes non insulinodépendants chez
les enfants, essentiellement aux États-Unis. En
cause, le développement de l’obésité infantile
associé à un manque d’activité physique..
• Quand on est diabétique,ç
il faut privilégier les alimentsç
étiquetés « allégés ». Vrai et faux. Ce type d’aliments est souventç
allégé en sucres, mais pas toujours en matièresç
grasses. Or, les apports en graisses doiventç
aussi être limités quand on a un diabète.
• Il est interdit de manger
du sucre quand on est diabétique. Faux. Il faut en manger, mais dans des quantités
raisonnables. Mieux vaut aussi le consommer en
fin de repas, plutôt qu’au début ou en dehors !.
• Manger trop de sucreriesç
peut rendre diabétique. Vrai et faux. C’est l’excès de matières
grasses et la sédentarité qui épuisent le
pancréas. Mais, les aliments sucrés, comme
les pâtisseries, sont aussi souvent très gras.