Mieux maîtriser ma contraception En France, la dépression touche 15 % de
la population de plus de 16 ans. C’est
une véritable maladie, qui se soigne – et se
guérit – grâce à des médicaments et/ou une
psychothérapie. Elle est très différente du
coup de blues ou de la petite déprime, qui
s’effacent spontanément.
•La méthode la plus efficace pour éviter
d’être enceinte :
Elle est composée d’hormones qui bloquent l’ovulation.
La première fois, la première pilule est prise le premier jour des
règles, et les suivantes chaque jour, à heure fixe, jusqu’à la fin
de la plaquette. Avant d’entamer une nouvelle plaquette, il est
nécessaire d’attendre sept jours, période durant laquelle survient
souvent un saignement simulant les règles et où le risque
de grossesse est quasiment nul même sans saignement. Les plus : efficace à 99,5 %, c’est la méthode la plus fiable. À son arrêt, l’ovulation reprend (après une période plus ou
moins longue), ce qui offre une bonne maîtrise
de sa fécondité.
Les moins : la prise est
quotidienne et à heure fixe.
La pilule est prescrite
après une consultation
médicale, car elle présente
plusieurs contre-indications
absolues. Enfin, le tabac est
incompatible avec la prise de pilule.
Le préservatif
• Seule protection contre les MST
Il empêche tout contact entre les sexes des partenaires :
c’est une barrière physique à la fécondation, efficace
à 95 %. C’est également la seule protection contre les maladies sexuellement
transmissibles.
Préservatif masculin : cette protection
en latex enveloppe le sexe en érection.
Elle doit être placée avant tout contact
entre les deux sexes, et il est
indispensable de se retirer avant la fin
de l’érection. Il faut utiliser un nouveau
préservatif à chaque rapport.
Préservatif féminin : en polyuréthane,
c’est une solution pour les personnes
allergiques au latex. Il tapisse
entièrement la paroi vaginale et les
petites lèvres. Efficace pendant 24
heures, son prix souvent prohibitif rend
néanmoins son utilisation anecdotique.
Le dispositif
intra-utérin (stérilet)
Cette pièce de plastique souple, placée à l’intérieur de
l’utérus par un médecin, empêche la nidation ou
le développement de l’oeuf dans l’utérus. Son efficacité,
entre 97 % et 99 %, cumulée au fait qu’il est efficace
durant trois à cinq ans, en a fait le deuxième moyen
de contraception en France.
Il nécessite une surveillance
médicale annuelle et présente quelques inconvénients :
possibilité de règles plus abondantes ou douloureuses
et de douleurs abdominales.
Enfin, il est davantage conseillé aux femmes ayant
déjà eu une grossesse.l.
La contraception
d’urgence
Elle est employée après un rapport pas ou mal protégé
(oubli de pilule, rupture de préservatif…). Son usage doit
donc rester exceptionnel, d’autant qu’elle n’est efficace
qu’à 80 %. Gratuite pour les mineures, elle se présente sous forme de deux comprimés. Le premier doit être avalé
le plus tôt possible, impérativement dans les 72 heures.
Le second entre 12 et 14 heures plus tard.
Des méthodes
peu fiables…
Lorsqu’ils sont utilisés seuls, le diaphragme et les
spermicides sont peu efficaces. Néanmoins, ils sont
recommandés en cas d’oubli de la pilule d’au moins
24 heures et peuvent être conseillés par le médecin,
au cas par cas, pour renforcer les effets d’une autre
méthode contraceptive.
Le retrait avant éjaculation, ou l’éjaculation sur le sexe
de la partenaire sont inefficaces, car du sperme peut
malgré tout couler dans le vagin.
Les méthodes calculant la période du cycle durant laquelle
la femme est fertile (températures, Ogino, Billings)
manquent également de fiabilité, car le cycle est facilement
perturbé par le stress, la fatigue ou une émotion forte..
• Pour en savoir + Le Mouvement français pour le planning familial est
incontournable. Il agit auprès des pouvoirs publics pour
faire reconnaître les droits des femmes à la maîtrise de leur
fécondité. La Confédération nationale pourra vous donner des
renseignements, ainsi que les coordonnées de votre antenne
départementale. 4, square Saint-Irénée, 75011 Paris. 0 800 803 803.
Retrouvez votre antenne départementale sur
www.planning-familial.org. L’association dispose
également d’un centre de documentation accessible à tous
(renseignements au 01 48 07 29 10).
Contraceptions : mode d’emploi, Martin Winckler,
éd. Au Diable Vauvert, 2001.
Questions / Réponses
• Les mineures peuvent-elles se procurer
la pilule sans autorisation parentale ? Oui. En s’adressant à un centre du planning
familial, elles peuvent en plus bénéficier de la
confidentialité et de la gratuité. Les personnes
sans couverture sociale peuvent aussi consulter
gratuitement.
• La pilule rend-elle stérile ?
Non. À l’arrêt de la pilule, l’ovulation reprend.
De la même manière, le stérilet et la contraception
d’urgence ne rendent pas non plus stérile.
Notez cependant qu’en moyenne, neuf mois
de rapports réguliers sont nécessaires pour
aboutir à une grossesse.
• Si je prends déjà la pilule,
puis-je me passer de préservatif ?
Non, si vous n’êtes pas certaine de l’état de santé
de votre partenaire. La pilule vous permet de
contrôler votre fécondité, mais le préservatif est
le seul moyen de protection contre les maladies
sexuellement transmissibles telles que le Sida.
Vous ne devez pas vous en passer si un doute
subsiste sur l’état de santé de votre partenaire.
• La pilule fait-elle grossir ?
Les effets de la pilule sur le poids sont variables : un
quart des femmes en prennent, un quart en perdent,
et dans la moitié des cas la pilule n’a pas d’influence..
• La « pilule du lendemain »
(contraception d’urgence) est-elle
une méthode de contraception
comme les autres ?
Absolument pas, elle doit être réservée à des
situations exceptionnelles. Elle ne protège pas des
MST comme le préservatif et elle est beaucoup
moins fiable que la pilule ou les préservatifs.