La maladie d'Alzheimer
La Maladie d’Alzheimer (ou MA), gravement invalidante, est une détérioration des neurones du cerveau, atteignant les personnes âgées. Ses causes impliquent probablement des facteurs héréditaires, environnementaux, métaboliques... L’allongement de l’espérance de vie et le vieillissement de la population française font de cette maladie un fléau humain, social et économique. Son diagnostic précoce en fait une priorité de santé publique. !
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   La maladie d'alzheimer

La Maladie d’Alzheimer (MA) constitue une priorité de santé publique (*)
En France, 300 000 personnes au moins souffrent aujourd’hui de la Maladie d’Alzheimer (MA). Dans 20 ou 30 ans environ 600 000 personnes seront répertoriées. Chaque année, 60 000 nouveaux cas de MA apparaissent. Elle commence à sévir à partir de l’âge de 60 ans. Environ un quart des personnes de plus de 85 ans en sont atteintes. L’âge moyen du diagnostic est de 77 ans, ce qui est trop tardif.

Dix signes cliniques précoces

  • Troubles de la mémoire récente.
  • Difficultés à exécuter les tâches courantes.
  • Oubli des mots faciles, substitution par des mots inappropriés.
  • Désorientation dans l’espace et dans le temps.
  • Jugement affaibli (déni des symptômes, en particulier).
  • Difficultés face aux notions abstraites.
  • Objets égarés dans des endroits inappropriés.
  • Changements rapides et sans raison d’humeur ou de comportement.
  • Changements prononcés de personnalité.
  • Manque d’enthousiasme, passivité, apathie, dépression.
  • L’association de troubles particuliers de la mémoire et de difficultés particulières dans les gestes de la vie quotidienne constitue un mode d’entrée habituel dans la maladie.

Le traitement
Il n’existe pas de traitement curatif de la MA. La prise d’oestrogènes et le traitement de l’hypertension artérielle retarderaient l’apparition de la maladie. Certains médicaments peuvent améliorer la vie quotidienne du patient et de son entourage, permettant ainsi de prolonger le maintien à domicile. Les seuls autres traitements sont ceux des symptômes : antidépresseurs, sédatifs, soins infirmiers.

Rôle du médecin
Le rôle du médecin généraliste, qui dépiste cette maladie et l’oriente vers “un traitement”, est capital. Pour déceler l’apparition de la MA au sein d’un ensemble de symptômes parfois banals, il dispose de tests simples d’évaluation des activités de la vie quotidienne : téléphone, transports, gestion du budget, prise de médicaments. Le neurologue (ou le gériatre) pourra réaliser des tests qui éliminent les maladies produisant des symptômes voisins.

Les modalités de prise en charge
L’objectif est le maintien à domicile renforcé par des interventions de professionnels de santé, après adaptation de l’habitat et formation des “aidants” et de l’entourage. Le maintien à domicile sera régulièrement entrecoupé d’hospitalisations, de placements en accueil de jour, en famille d’accueil, ce qui permet au patient d’être stimulé et à l’entourage de “récupérer”. La PSD (Prestation Spécifique Dépendance) constitue l’un des moyens d’assister financièrement les familles. Parfois, il est nécessaire de demander la protection juridique du patient (gestion de ses finances), ou d’interdire la pratique automobile.

Les contacts
Association France Alzheimer.
N° indigo : 0803 802 806 (0,99 F/mn).
Site Internet : http://www.maladie-alzheimer.com.

 

CELA VA SANS DIRE ...

  • La MA n’est pas une fatalité liée au vieillissement.
  • Prendre en charge une personne atteinte de MA est éprouvant : la moitié des “aidants” souffrent de difficultés psychologiques.
  • Retarder de 5 ans le début clinique de la maladie permettrait de diminuer de moitié le nombre de sujets déments.
  • Des tests simples permettent au médecin généraliste de porter un diagnostic de probabilité.

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