| Le lait maternel contient ce qu’il faut pour combler
les besoins nutritionnels d’un bébé à l’exception des
vitamines D et K. Un bébé nourri au sein est moins
sujet à l’obésité, aux allergies, à la diarrhée, à la
constipation, aux infections (otites, rhinopharyngites)
et à certaines maladies infantiles. On a remarqué que
les enfants nourris au sein étaient moins souvent
hospitalisés. Il existe peu de contre-indications à
l’allaitement. L’allaitement devrait être toutefois
l’occasion d’arrêter de fumer. Il en va de même pour
l’alcool. Quelques rares médicaments sont contreindiqués
en cas d’allaitement. L’avis du médecin est
donc indispensable. Malgré ces avantages, seulement
une Française sur deux allaite à la naissance et, 6
mois après, elles ne sont plus qu’une sur dix à le
faire, ce qui fait de la France un pays en retard par
rapport à ses voisins
• Alimentation des femmes allaitant
Les femmes qui allaitent ont besoin d’adopter un
régime nutritif à base d’aliments variés. Les diètes et
les jeûnes, comme les abus, sont à éviter.
• Le colostrum
Le colostrum est la première forme de lait produit la
première semaine. Riche en protéines, en vitamines
et en éléments immunitaires, il protège le bébé
contre les infections. Aucune préparation industrielle
ne le remplace
• Le moment d’allaiter
Au début, la mère allaitera dès que bébé réclame : ce
peut être toutes les deux ou trois heures.
Elle doit donner le lait de chaque sein, en alternant le
premier sein à présenter pour chaque tétée.
• Comment savoir si un bébé tète mal ?
- On entend beaucoup de claquement de lèvres, au lieu d’un
bruit de déglutition ressemblant au son de la lettre K
- le bébé avale peu et n’est pas satisfait après la tétée ;
- la tétée est douloureuse pour la mère.
• Comment savoir si un bébé boit assez ?
- Il mouille de six à huit couches en 24 heures ;
- il fait au moins une selle jaunâtre et molle par jour le
premier mois ;
- il prend du poids selon les normes (à vérifier lors des
visites médicales).
• Autres conseils
- Toujours se laver les mains avant de donner le sein ;
- en cas de mamelons crevassés ou endoloris, exposer les
seins à l’air après chaque tétée pour les laisser sécher
naturellement ;
- une inflammation des glandes mammaires (mastite) exige
des soins médicaux immédiats. Elle disparaîtra si on
continue d’allaiter.
• Auto-extraction du lait
Lorsque les seins sont engorgés, un bébé peut éprouver de
la difficulté à bien saisir le sein. On peut alors extraire un
peu de lait manuellement ou à l’aide d’un tire-lait, ce qui
aidera le bébé à amorcer sa tétée
• Travail ou absence de la mère
Des organismes spécialisés diffusent des informations
pratiques sur les méthodes permettant de travailler tout en
continuant à alimenter naturellement son bébé : techniques
d’extraction, conditions de conservation au réfrigérateur, et
modes d’administration au bébé par une tierce personne. En
cas de nécessité une alimentation mixte est toujours
préférable à une alimentation purement industrielle. De
même, on peut reprendre l’allaitement après une période
d’alimentation industrielle. |
• Les remboursements complémentaires
à la Sécurité sociale.
Les mutuelles complètent les remboursements de la Sécurité
sociale. Grâce au “tiers payant”, les mutualistes peuvent
bénéficier de soins sans avance de frais : les professionnels
de santé, la clinique, l’hôpital, la pharmacie... sont alors
réglés directement par la mutuelle.
• Les établissements et services médicaux,
paramédicaux et sociaux.
Les mutuelles de la Mutualité Française ont créé et gèrent
plus de 1 500 établissements mutualistes (hôpitaux,
cliniques, pharmacies, centres d’optique, centres dentaires,
maisons de retraite...) à travers toute la France, proposant
ainsi des soins et des services de qualité à leurs adhérents
• La prévoyance
Pour pallier les aléas de la vie (invalidité, longue maladie,
décès...), pour vous aider à constituer une épargne ou
mieux préparer votre retraite, les mutuelles de la Mutualité
Française apportent des solutions personnalisées, simples
et sûres.
• La santé publique.
La Mutualité Française s'engage sur des programmes de
santé publique visant à réduire les inégalités de santé et
lutter contre l'exclusion. Des actions de promotion de la
santé sont menées sur le terrain au plus près des besoins
des populations.
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